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Clé du concept > Le réglage des méridiens

 

Le fossé entre la théorie et la pratique clinique : 

La littérature de la MTC relate abondamment les principes de tonification et de dispersion de l'énergie des méridiens ainsi que l’emplacement des points tonifiants et dispersants. Pour autant, les ouvrages qui évoquent les symptômes et leurs déséquilibres sont rares et très incomplets. La prise de pouls, examen subjectif dont la subtilité échappe à nos modes occidentaux, n’est qu’un palliatif. On constate ainsi la carence d’une approche globale et cohérente des méridiens. Un évidente nécessité s’impose : établir une symptomatologie claire, précise, exploitable de chacun des méridiens.

 

Reconnaître l’état des méridiens : une énigme diagnostique... 

 

Bien que la symétrie organe/méridien soit avérée et que le parallèle excès d’énergie du méridien/hypertonie de l’organe et inversement soit établit, les symptômes recherchés sont très inconstants et difficilement identifiables. D’où un diagnostique difficile. Toutefois, une source d’indices sert le praticien : 

Les 5 sentiments de la loi des 5 éléments (joie, colère, soucis, tristesse, peur) sont très utiles bien qu'attribués chacun globalement à 2, voire 4 méridiens, sans précision du sens des déséquilibres. Les effets cliniques réputés et véritablement efficaces de certains points de tonification ou de dispersion en facilitent l’approche : 

 

  •  le dispersant du cœur (7C) régule la sur-émotivité 
  •  le dispersant du foie (2F) est utilisée pour calmer la plupart des agressivités. 
  •  le tonifiant de Vésicule Biliaire (43VB) stimule l’audace. 
  •  le dispersant de TR (10TR) favorise la détente, donc la gestion de la contrariété. 

 

De surcroît, le constat de douleurs provoquées par les perturbations physiques le long des méridiens et la vérification relative à leur traitement favorisent certains recoupements. 

 

Quand l’état d’un méridien dessine un profil psychocomportemental... 

 

L’identification des premiers symptômes a révélé chez le sujet un profil psychocomportemental intimement lié avec l’état de déséquilibre de chacun de ses méridiens. On constate que les symptômes d’excès sont diamétralement opposés à ceux de l’insuffisance du méridien. Le dispositif a pu être étendu à tous les méridiens. Il a suffit d’identifier les symptômes de l’un des deux états pour imaginer puis identifier ceux de l’état inverse. 

 

Pour démonstration, on citera un exemple courant, parmi de nombreux cas similaires : On constate chez les sujets souffrant d’ulcère d’estomac une tendance à l’isolement voire à la misanthropie. N’éprouvant pas de plaisir à rester longtemps attablés, (acte sociable) et ayant faim entre les repas, ils privilégieront le grignotage solitaire. L’organe hyper-activé indique l’état de son méridien et illustre un profil comportemental. Inversement, le sujet souffrant d’atonie gastrique avec troubles dyspepsiques apprécie le rituel de table, est sociabilisé voire dépendant. L’organe hypo-activé, ici aussi caractérise et son méridien et le sujet. 

 

Enfin l’observation des enfants traités par l’acupuncture au laser pour des troubles du comportement a validé de nombreuses hypothèses. A la différence de l’adulte qui compose socialement avec ses perturbations, l’enfant exprime clairement ses troubles puis leur évolution, et réagit très vite au traitement.