Fatigue et frilosité sont le plus souvent associées. Les baisses de soif également.


Fatigue chronique:
Fatigue persistante, inexpliquée,qui ne résulte pas d'un exercice prolongé, qui n'est pas levée par le repos et dont découle une substantielle réduction des activités.
Une maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes à assumer les tâches les plus simples de la vie quotidienne, parfois pendant de longues périodes de vie. Même la plus petite tâche devient un obstacle insurmontable, et dépenser un peu d'énergie peut renvoyer une personne directement au lit.

La sensation de fatigue physique est ressentie comme une baisse d’énergie. Lorsqu’elle est chronique elle est le plus souvent associée à une fatigue mentale, c’est à dire au moins un certain degré de tristesse, défaitisme, crainte des difficultés de toutes sorte. Il s’agit de l’expression à des degrés divers de la dépression nerveuse. Il en résulte une baisse de l’activité physique touchant le mouvement utile à l’activité quotidienne, l’activité sportive, mais aussi la simple gestuelle de tout moment, la personne se ralentit, voire se fige momentanément, là où, dans un état normal, elle ne s’arrêterait pas. Cela peut s’accompagner d’une certaine prise de poids par baisse de consommation des calories, mais surtout il s’installe un cercle vicieux par baisse de la production d’un autre type d’énergie. En effet, l’effort physique permet de convertir une énergie normalement disponible en une autre produite par l’effort. Les animaux ont tendance à faire des efforts sans but précis comme le fait d’aller courir et on sait que cela leur fait du bien. Il est connu que dans nos sociétés modernes ou la mécanisation épargne bien des mouvements, le sport et la gymnastique font partie de l’hygiène de vie indispensable. Encore faut-il disposer de l’énergie nécessaire à produire ces activités.


La frilosité chronique ne correspond pas à une insuffisance d’isolation thermique comme cela est parfois évoqué : les obèses sont le plus souvent très frileux et les gens secs plutôt l’inverse. Il s’agit d’une insuffisance de production de la chaleur interne des animaux à sang chaud que nous sommes. Notre corps fonctionne grâce à de multiples réactions biochimiques (effort musculaire, digestion, transformations moléculaires etc…) qui s’accompagnent de dégagement de chaleur. Tous les déséquilibres de fonctionnement de cette grande machine ne peut qu’en ralentir l’activité, la production d'énergie et en fait baisser la température. D’où la sensation chronique de froid intérieur et ce, malgré des couches multiples de vêtements pour essayer d’y échapper. Pour la même raison de baisse d'énergie, la frilosité chronique s'accompagne souvent d'intolérance aux grandes chaleurs. En effet lorsque la température est très supérieure à celle de l’intérieur du corps, pour maintenir celui-ci aux alentours de 37°C il faut en évacuer les excès de chaleur. Ce dispositif de climatisation ne peut pas bien fonctionner sans être correctement alimenté.


Le manque de soif On dit qu’il faut boire, et c’est exact. Mieux encore faudrait-il avoir soif ! Cette soif manque le plus souvent dans les baisses chroniques de l’état général. La fréquence en est telle qu’on la croirait volontiers caractéristique de nombreuses personnes et inéluctable. On leur conseille donc de se forcer, sans égard pour celles qui se plaignent de garder l’eau, de prendre du poids et de souffrir certains œdèmes si elles boivent beaucoup. Cela correspond aussi à une forme de baisse d’énergie. En effet l’eau, mis à part son rôle important d’élément constitutif du corps, a un potentiel d’énergie important par le biais des molécules d’hydrogène et d’oxygène qu’elle contient. Ces molécules sont indispensables à de nombreuses réactions bio-chimiques. Mais cette énergie n’est pas utilisable telle qu’elle car il faut au préalable une énergie pour séparer les molécules constitutionnelles de l’eau. Si cette énergie n’est pas suffisante, il n’y a pas assez de consommation de l’eau, le corps en est saturé. L’apport minimum étant assuré par les aliments, il n’y a tout naturellement pas de soif.


L’acupuncture relance les énergies par deux biais :
• Le retour à l’équilibre des méridiens dont les perturbations entravent le fonctionnement de tous les systèmes biologiques producteurs d’énergie. C’est obtenu par la stimulation de différents points par les aiguilles ou le laser.
• La stimulation directe des points réputés stimulant l’énergie grâce aux moxas, geste thérapeutique qui consiste à chauffer certains points d’acupuncture.

Cette énergie est de deux types :
• L’énergie dite Yang stimulée par des points de la face dorsale du tronc lutte contre la frilosité. A la suite d’un coup de froid, on présente son dos au feu de cheminé ou au radiateur !
• L’énergie dite Inn stimulée par les points de la face ventrale du tronc pour relancer la soif.

Ces deux types d’énergie sont nécessaires aux efforts physiques et à ce qu’il n’y ait pas de sensation de fatigue sans effort. Au cours des traitements par TEM qui prend en compte tous les réglages fondamentaux et les moxas indispensables, il est absolument courant d’observer un retour aux équilibres énergétiques qui se traduisent par la disparition de la sensation de fatigue, reprise de la soif et disparition progressive de la frilosité.

On sait que beaucoup de maladies surviennent dans un contexte de coup de froid sans que la faculté de médecine ne se l’explique. Le simple coryza a frigore (rhume), la bronchite déclenchée par un refroidissement de la plante des pieds, le lumbago succédant à un refroidissement des lombes (« reins »), voire la terrible paralysie faciale a frigore en sont des exemples courants. TEM permet parfaitement d’augmenter l’équilibre thermique interne et donc de faire obstacle aux agressions par le froid. On ne s’étonnera donc pas qu’un traitement bien conduit par TEM donne au corps une résistance accrue aux infections et à toutes sortes de problèmes de santé générale.